samedi 27 mai 2017

Vacarme 2017/2 - N° 79 : Liberté, dignité, justice

Vacarme - Avril 2017



Vanessa Van Renterghem - Avant-propos | Page 22 à 31 : Gabrielle Latour - Vivre en guerre | Page 32 à 38 : Wajdan Nassif, Adèle Ponticelli, Vanessa Van Renterghem - « Mais alors, j’ai une voix !| » | Page 40 à 46 : Majd Al-Dik, Anaïs Vaugelade, Vanessa Van Renterghem - « Mon histoire est celle d’une société » | Page 48 à 55 : Tarek Matarmawi, Charlotte Loris-Rodionoff - Démocratie rebelle | Page 58 à 63 : Maya Florino - Récits de Raqqa, la nuit | Page 64 à 68 : Mohammad Wadeh, Charlotte Loris-Rodionoff, Vanessa Van Renterghem - Vivre dans Yarmouk assiégé | Page 69 à 75 : Nathalie Bontemps - Jeudi soir et vendredi matin | Page 78 à 91 : Tiphaine Samoyault, Zoé Carle, Philippe Mangeot, Sophie Rabau - Écrire en compagnie | Page 92 à 97 : Aïcha Liviana Messina - Le prince / 2 | Page 97 à 98 : Lucie Taïeb - Politique et poésie des déchets | Page 99 à 103 : Max Liboiron, Laure Vermeersch - Recycler : une crise du sens | Page 104 à 107 : Jennifer Scappetone - Une Arcadie des ordures | Page 108 à 115 : Arthémis Johnson - Comment perdre une lutte ? | Page 116 à 122 : Fabien Clouette, Quentin Leclerc - The Aces | Page 122 à 130 : Emmanuel Parraud, Marion Lary - Portrait du cafre en punk : filmer l’altérité à La Réunion | Page 130 à 132 : Nizar Qabbani, Nouri Jarrah, Inès Horchani - Abandonnés à une même solitude | Page 132 à 140 : Diane Scott - Embarras du pouvoir et choix d’ennemis | Page 141 à 148 : Dimitris Alexakis - Points noirs sur fond rouge / 3 | Page 149 à 153 : Sophie Rabau - Désaccordlire | Page 154 à 158 : Hervé Brunon - Partager.

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vendredi 26 mai 2017

Alexandre Lissner (dir.) : Puissances de l'abstraction. Études sur l'excès du représentatif

Hermann - Avril 2017


L’idéalisme radical de Jean-Michel Le Lannou conteste l’identification de la pensée et de la représentation. Loin de soumettre à la vacuité et la mort, l’abstraction manifeste ses puissances d’excès. Plus rien ne nous oblige à persister dans notre amour du fini. Pourtant, la philosophie s’est longtemps méprise sur elle-même. D’où provient une telle mésentente sur le désir du penser ? Montrer comment la pensée a pu ainsi se fourvoyer sur elle-même doit permettre d’entreprendre sa libération définitive. Les études réunies ici s’attachent avec ambition à éclairer ce mouvement insurrectionnel d’une pensée qui refuse de se laisser retenir par la particularité et qui, dans son détachement même, rejoint l’affirmation substantielle la plus intense.

Alexandre Lissner, agrégé de philosophie, enseigne au Lycée français de Berlin.

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Céline Spector : Rousseau et la critique de l'économie politique

Presses Universitaires de Bordeaux - Mai 2017 - Collection : Histoire des pensées


Dans la France de la première moitié du XVIIIe siècle, cadre de l'avènement de la "science nouvelle" de la production et de la distribution des richesses, Rousseau critique l'économie politique. Sa critique vise le socle théorique commun à des courants de pensée divergents (mercantilistes, partisans du luxe ou Physiocrates), soit en des termes plus contemporains, le primat accordé à la croissance sur la justice. A cet égard, Rousseau est un lucide interprète des dangers de la société concurrentielle. Il a su voir que l'économie politique naissante reposait sur de folles illusions ― l'illusion du caractère naturel de l'intérêt, l'illusion de la transparence de la médiation monétaire, l'illusion des contrats "volontaires" entre individus inégaux, l'illusion, enfin, de l'harmonisation des intérêts dans la société marchande. Après Mandeville, Locke et Montesquieu, Rousseau a saisi l'évolution de la société commerçante. Il a combattu, à sa façon, le mythe de la "main invisible", auquel il entend substituer la "main visible" de la République. Le prophète des mystifications de l'économie politique a su faire entendre sa voix, et la Révolution française lui donnera un écho inédit. Marx, en ce sens, doit faire amende honorable : plus qu'une belle âme égarée au pays de l'utopie, l'auteur du second Discours a proposé une critique de l'économie politique dont nous pouvons encore tirer profit.

Céline Spector, Professeure de philosophie de l'Université Paris-Sorbonne et membre honoraire de l'Institut Universitaire de France, est l'auteure de nombreux articles et de plusieurs livres dont récemment Rousseau. Les paradoxes de l'autonomie démocratique, Paris, Michalon, 2015 et Eloges de l'injustice. La philosophie face à la déraison, Le Seuil, 2016.

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Cahiers philosophiques de Strasbourg n°41 : Marx jeune-hégélien

Presses Universitaires de Strasbourg - Mai 2017


Ce numéro porte sur la période de jeunesse de Marx, considérée au point tournant des années 1843 et 1844, marquées par son départ d'Allemagne et son installation à Paris. Cette brève période est caractérisée par des évolutions philosophiques et politiques très rapides de Marx. Politiquement, Marx est de plus en plus critique à l'égard du libéralisme et sa position est de plus en plus explicitement socialiste. Philosophiquement, Marx éprouve la nécessité d'une explication directe avec l’héritage hégélien et il entreprend une critique de la théorie de la société civile et de l’État exposée par Hegel dans ses Principes de la philosophie du droit. Cette critique de la philosophie hégélienne du droit a pour conséquence une proximité de plus en plus grande de Marx à l’égard de Feuerbach et de sa critique naturaliste de la spéculation philosophique. Les études rassemblées dans ce numéro permettent ainsi une compréhension plus fine de la position propre à Marx au sein du courant jeune-hégélien.

Ce volume réunit des articles de Franck Fischbach (éd.), Emmanuel Renault, Jean-Michel Buée, Jean-Christophe Angaut, Pauline Clochec, Éric N. Duhaime & Éric Pineault.

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jeudi 25 mai 2017

Jean-Louis Bischoff : Penser la notion de rencontre

L'Harmattan - Mai 2017


Déterminer conceptuellement la notion de rencontre : c'est l'objet de ce travail. Dans cette étude construite à partir d'un dialogue avec Max Scheler (Nature et formes de la sympathie), l'auteur veut montrer que la rencontre n'est pas une expérience que nous faisons, mais qu'elle s'offre plutôt comme une expérience qui nous fait, nous transforme, nous donne à advenir. Faire apparaître que la rencontre fournit une réponse à la question « qui suis-je » est donc l'un des buts que s'assigne Jean-Louis Bischoff. Ce faisant, il entend honorer le sens hébreu du mot rencontre (matsa) qui signifie tout à la fois, trouver, découvrir, recevoir. Faire surgir l'idée selon laquelle la rencontre (amicale, amoureuse, textuelle, spirituelle) peut permettre de combattre (le premier sens avéré du mot rencontre en français est « action de combattre » les illusions d'un moi rabougri et contre dynamisé par le tout à l'ego est en conséquence la tâche ultime que l'auteur se donne. 

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mardi 23 mai 2017

Claude Romano (dir.) : Du moi à l'authenticité. La philosophie de Charles Larmore

Mimesis - Mai 2017


On connaît de Charles Larmore (1950), philosophe moral américain contemporain, ses célèbres objections à John Rawls, mais peu de travaux se concentrent sur sa philosophie : son réalisme moral, sa réhabilitation partielle de l'idéal d'authenticité, sa version du libéralisme politique ou encore à sa théorie normativiste du moi. Ce sont ces différents aspects de sa pensée que les études contenues dans ce volume, premier ouvrage entièrement consacré à l'oeuvre de Charles Larmore, interrogent et mettent en perspective. Un essai inédit du philosophe américain ainsi qu'un débat entre Charles Larmore et Alain Renaut autour de la controverse réalisme-idéalisme y figurent également, en guise de conclusion.

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Thierry Hoquet : Déicide ou la liberté

Editions IXe - Avril 2017 - Collection : Ixe' prime


Deuxième conte philosophique de Thierry Hoquet, Déicide ou la liberté fait suite à Sexus nullus, ou l'égalité. Et nous rappelle, avec la même ironie, que si la loi de 1905 organise la séparation de l'Église et de l'État, elle ne s'applique pas à tout le territoire de la République « une et indivisible » : de la Guyane à Mayotte à l'Alsace-Moselle, huit régimes différents s'accommodent tant bien que mal des grands principes de la laïcité. Dieu étouffe Marianne, il n'a pas sa place dans l'espace public clament les partisans du déicide. Oui mais, ricanent les croyants, vouloir tuer Dieu c'est reconnaître son existence…

Philosophe, spécialiste de la philosophie des sciences naturelles et de la période des Lumières, Thierry Hoquet est professeur à l'Université Paris-Nanterre. Il a publié sous iXe Sexus nullus, ou l'égalité, paru en 2015.

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Alexandre Lacroix : Pour que la philosophie descende du ciel

Allary - Février 2017


Vingt-quatre siècles après la mort de Socrate, il est temps qu'on cesse de prendre les idées pour des divinités célestes, intimidantes et hautaines. D'en finir avec ce préjugé que les grandes notions de la philosophie flotteraient au-dessus de nos têtes, qu'elles appartiendraient à une réalité à part, inaccessible. 
Philosopher n'est pas simplement affaire de spécialistes et d'érudits. Cela ne s'apprend pas forcément dans les manuels, bien au contraire : il s'agit d'abord d'un acte de pensée accessible à chacun, pour peu qu'on ait confiance en son jugement et qu'on fasse l'effort de réfléchir à sa propre condition. 
Fort de cette conviction, Alexandre Lacroix aborde ici des thèmes comme le désir, le courage, l'histoire, l'érotisme, la nature, le langage, le vieillissement, ou Dieu... 
En partant à chaque fois d'une expérience vécue, d'un rêve marquant, d'une conversation entre amis, du souvenir d'un être disparu, de la contemplation d'un paysage, il montre que loin d'être des constructions abstraites, les idées naissent le plus souvent d'un rapport concret au monde. Et qu'avant d'être une discipline scolaire, la philosophie est bien une émanation de la vie. 
Pour que la philosophie descende du ciel rassemble dix années d'écrits d'Alexandre Lacroix dans Philosophie Magazine.

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lundi 22 mai 2017

Xavier Renou (dir.) : D’abord penser. Autour de Pierre Raymond

Kimé - Mai 2017



Outre deux textes importants de Pierre Raymond lui-même (sur Althusser et sur Spinoza) qui sont republiés ici, il y a, dans cet ouvrage collectif qui lui est dédié, comme l’amorce joyeuse d’une encyclopédie raisonnée et critique. Et c’est en cela qu’il lui fait hommage, à lui, philosophe d’esprit critique et encyclopédique à la fois.
Qu’ils ou elles aient été, en effet, ses collègues ou ses élèves, tous les auteurs de ce recueil étaient ses ami(e)s. Et, accompagnant les images chaleureuses de sa personne ou de son enseignement, leur témoignage d’amitié prend ici la forme de contributions expertes et passionnées à l’avancée de leurs disciplines respectives : mathématiques, physique, économie, psychanalyse, musique, politique, sans oublier, cela va de soi, la philosophie elle-même. Honneur, donc, à Pierre Raymond que d’avoir eu de tel(le)s ami(e)s.
Ici se rejoignent, en même temps que des générations différentes, des « noms connus » et des auteurs moins connus. Mais, hommage suprême, dans cette féconde diversité apparaît l’unité d’un esprit commun fait d’exigence théorique maximale et d’ouverture aussi bien sociale et politique qu’intellectuelle.
Esprits libres, ils et elles sont heureux de se retrouver pour fêter l’un des leurs, philosophe, et assez grand philosophe pour avoir choisi, loin des illusions du philosophe-roi (ou conseiller des rois), tout comme de l’emphase des philosophes-prophètes, la place de philosophe-citoyen, professeur au service de la diffusion populaire de la philosophie.
Car pour lui comme pour ses ami(e)s il ne s’agit, au fond, que de parvenir, avec le plus grand nombre, à être dignes du « premier devoir » pointé par Pascal : penser.

Jean-Jacques ALRIVIE, Françoise BALIBAR, Michel BENHAÏEM, Jean DUGUÉ, Pierre GUENANCIA, Christian HOUZEL, Bruno HUISMAN, Adam KAPELLA, Robert LÉVY, Didier NORDON, Franck NOULIN, Michel PLON, Jean-Louis POIRIER, Yvon QUINIOU, Hélène RAYMOND & Fabrice TRICOU, Xavier-F. RENOU, Gilles RIBAULT, Élisabeth ROUDINESCO, Antoine ROULLÉ, Anne-Françoise SCHMID, J.-J. SZCZECINIARZ, André TOSEL, Pierre TOUSSENEL, Mathieu TRICLOT

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Shmuel Trigano : Qu'y a-t-il à racheter ? Culpabilité et salut

In Press - Avril 2017


Il y a dans la vie du judaïsme des rites dont la signification mêle des dimensions à la fois claires et occultes. Ceux-ci sont censés produire par leur mise en actes même des effets bénéfiques sur le plan existentiel, tant physique que moral. Plusieurs d'entre eux émargent à la notion de "rachat". C'est là une traduction problématique de la "réparation" (kapparah) d'une faute ou d'une transgression, voire d'une condition (celle d'aîné mâle dans le cas du "rachat du premier-né", pidyon haBen) ; ou d'un état, le sexe masculin, pour la brith-milah. Pour approfondir le sens de ces notions, il faut évidemment questionner leur sens mais aussi, en amont, la nature de l'acte ou de la condition que ces rites sont censés amender. C'est une des questions les plus profondes de l'expérience religieuse qui est ici concernée, et à la compréhension de laquelle philosophes, psychanalystes, anthropologues tenteront de contribuer.

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Konstantinos Spiliotis : Théories du code. Debord, Baudrillard, Deleuze, Guattari

Éditions universitaires européennes - Avril 2017


Une des particularités des sociétés capitalistes contemporaines consiste en ce que les codes ne servent pas à faciliter la communication interindividuelle, ni non plus à organiser le fonctionnement de la société. Les codes ne répercutent pas la structure sociale, ne constituent pas l'aspect visible des relations sociales. Au contraire, ils dissimulent le Réel. Ils cachent la réalité des rapports sociaux, des usages des objets, des désirs des individus et des groupes sociaux. Le capitalisme fonctionne avec ses propres codes. Il codifie tout aspect de la réalité, et en même temps il procède à une destruction généralisée des codes de la réalité. Les trois textes unis dans ce livre reposent sur une problématique concernant d'abord la façon dont le capitalisme utilise les codes hérités par les sociétés traditionnelles ainsi que les codes créés par lui-même, et, ensuite, les limites de la codification du Réel qui sont essentiellement les limites du capitalisme lui-même.

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dimanche 21 mai 2017

Tadeusz Kotarbinski : Écrits sur l'éthique (1935-1987)

Hermann - Avril 2017


Les écrits éthiques de Tadeusz Kotarbiński, publiés jusqu'ici uniquement sous forme d'articles qui n'ont jamais donné lieu à un livre sur l’éthique comparable à ses autres travaux, sont beaucoup moins connus que ses systèmes de logique et de praxéologique. Leur auteur, pourtant, considérait les questions éthiques comme primordiales, et jamais il ne cessa de s'en préoccuper, dès le début de sa production philosophique (à commencer par sa thèse de doctorat sur l’utilitarisme dans l’éthique de Mill et Spencer). Et s'il ne donna aucune précision sur la manière de mettre en œuvre son système d'éthique dans les situations concrètes – considérant en effet que chacun était en mesure de prendre des décisions morales, notamment en cas de conflit de valeurs, sans être guidé dans sa démarche –, Kotarbiński insista en revanche sur le fait que toute éthique devait avant tout être indépendante de la religion et de tout système philosophique. Ce livre, qui réunit les travaux d'éthique les plus importants du philosophe, introduit ainsi à sa pensée et témoigne de son rôle majeur dans l'histoire et l'évolution des idées du XXe siècle.

Tadeusz Kotarbiński (1886-1981), logicien et philosophe polonais, est une figure emblématique de la vie intellectuelle polonaise du XXe siècle. Kotarbiński fut aussi président de l'université de Lodz, de l'Académie des sciences polonaises et de la Société polonaise de philosophie.

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